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en librairie le 12 juin

Il se reflète sur ce recueil de poèmes un halo arc-en-ciel qui réfracte toutes les couleurs des vers de Clara Delange.

Pas de construction obscure, pas de messages abscons chez Clara, mais une langue claire et simple, pure et cette pureté, sa signifiance à fleur d’émotion, nous transporte, symboliquement et presque physiquement, dans un corps à corps avec l’effacement et la présence, la captivité et la liberté, la détresse et la célébration de la vie.

Clara jette sur la page les maux de la douleur et du chagrin, mais aussi les mots des joies de l’amour partagé et de l’amour donné aux autres, tous les autres.

On est éclaboussé par l’éclat incandescent des sensations, des jeux de mots, de clins d'œil, de ce qui plane au-dessus et dans le réel. Une sensibilité éperdue où l’on devine sous des vers épurés, la révolte, le cri des femmes et ce on ne sait quoi qui ressemble à de la ferveur.

Clara Delange est aussi la poète qui franchit les frontières. Dans son petit coin de silence, de solitude et d’écriture, elle ne quitte pas l’âme du monde, la poésie l’y ramène sans cesse. Ses poèmes laissent derrière eux une traînée de lumière.

 

 

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en librairie le 12 juin

À l’écoute du monde, de son jardin d’écriture, Rose-Marie Naime nous crie ici sa colère face aux blessures faites à la terre, aux humains et en particulier aux femmes et nous offre ce bouquet incendié : « Rouges Fleurs, Rouges cris » Ces poèmes disent l’enfance où l’innocence a peu de place car très vite confrontée à la violence des hommes. Elle nous écrit l’amour toujours, l’amour des petits, des humbles, des pauvres, des migrants, des rejetés, des femmes, ses soeurs.  Les Rouges Fleurs.

Poèmes cris de douleur qui hurlent son incompréhension de la violence du monde, celle d’hier et celle d’aujourd’hui. Cris de révolte aves ses mots comme lames affûtées. Ils disent ses engagements, son militantisme de toujours, hier dans les rues de Paris aujourd’hui sur les ronds-points jaunes fleurs du Lot et Garonne.  Les Rouges Cris

Dans ce recueil Rose-Marie Naime, amoureuse de la Beauté, nous adresse une poésie existentielle, drue, puissante, toujours solidaire. Notre temps réclame de s’en imprégner et de nous en ressourcer.

 

 

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en librairie le 17 mai

Deux voix s’appellent, se cherchent, se répondent. Lui raconte l’exil, le travail, les humiliations. Vieux travailleur maghrébin à la retraite, il est tous ces hommes au corps usé qui font encore la traversée, d’une rive à l’autre de la Méditerranée, pour rester utile, pour rester debout. « Ses mains ne travaillent plus la France. » Il arrive à la fin de sa vie et se demande à quel endroit il doit se faire enterrer : ici ou là-bas?

Elle, elle est toutes ces filles françaises d’origine maghrébine, qui ont grandi avec le silence des parents qui n’ont rien raconté de cet exil qui n’est pas le leur. Elle dit pourtant qu’il est tatoué sous sa peau. Elle raconte l’enfance, les silences et le manque. Il comble un peu l’absence, elle propose une réponse sur le dernier lieu.

D’une très grande sensibilité l’auteure dont le métier est d’être clown avec pour nom « Virgule » a une devise : « Le clown vient sur Terre pour nous donner de nos nouvelles ». Elle découvre l’Algérie à 50 ans, après la disparition de ses parents. La nécessité de tirer les fils de leur histoire a donné ce texte qui nous touche au plus profond de notre être.

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     Lire la suite...en librairie fin mars 2019

En choisissant ce thème sur la Cité, nous pensions simplement à des lieux où habiter, où être, des lieux comme d’ultimes demeures sous le soleil. Des lieux qui s’épanchent vers le ciel. Des lieux qui, ballottés par le temps immuable ou éphémère, accueillent nos subjectivités, nos rêves, nos corps et nos cœurs. Des lieux que nous savions porteurs de stigmates et de rayonnement, des lieux qui, par cela-même, ressemblent à la vie.

Depuis les fabuleuses Cités de Mésopotamie et d’Égypte qui furent les premières — ou les premières parmi les premières — à connaître l’écriture et les modes de vie les plus raffinés, jusqu’à notre moderne et superbe Paris (et son Île de la Cité), qui a magnétisé tant d’artistes, accueilli et protégé tant d’œuvres, les Villes-Cités n’ont jamais cessé, partout dans le monde, de nous léguer un radieux témoignage de la force, de l’éternité de la création. Elles racontent ce que nous sommes.

Et aujourd’hui il ne nous était pas possible de ne pas évoquer les cités algériennes sur lesquelles souffle enfin un vent de liberté.

Edgar Morin nous parle longuement et avec son langage savoureux de son vécu dans le quartier du Marais à Paris, un quartier où il faisait bon vivre dans les années soixante entre petites gens et artistes, avant l’arrivée des promoteurs. Il nous raconte son désir d’un monde meilleur, plus écologique et plus égalitaire, ses recherches sur une voie qui serait une alternative au libéralisme insatiable.

Étoiles d’encre a invité deux artistes d’Algérie pour ce thème. Ryma Rezaiguia qui mène en parallèle son activité d’architecte et celle de plasticienne et Lamine Sakri dont la pratique artistique est tournée vers l’exploration de l’humain, son être et son environnement.

Étoiles d'encre est diffusée et distribuée en librairie par Difpop/Pollen

 

 

 

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en librairie le 6 février 2019

Deux regards se croisent ici. En fouillant l’intimité du temps, en transgressant le tabou des silences, Sophie et Djilali cimentent d’autres repères pour l’Histoire. Ils transfigurent un passé chaotique, fissuré, en émerveillement d’être enfin seulement humains. Une leçon de vie qui, espèrent-ils, n’en finira pas de résonner et de se répercuter sur la pensée des générations d’aujourd’hui et de demain.

Le bébé littéraire que nous fécondons ici sera une exception. Son sang, son plasma se nourrit de toutes les veines multiples qui irriguent notre placenta, cette Mer Blanche commune que les temps présents transforment en un immense cimetière marin. Djilali

Je me suis enfermée dans les vieux bouquins et les salles d’archives, décidée à comprendre, enfin, absolument ce qui s’était passé « là-bas ». C’est où, « là-bas » ? C’est quoi, d’abord, « là-bas » ? Djilali, j’étais comme au cinéma. Sophie

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voir la critique de Michel Wilson


Lire la suite...En librairie le 8 novembre

Le rêve a mille et une formes, il est à la fois dehors et dedans, il nous vient des désirs qui nous habitent et… dans ce qu’il nous révèle de nous-mêmes et transfigure les ombres en espérance. Rêver c’est écouter ce qui se murmure, qui voyage, qui flambe dans le cri de la vie…

Étoiles d’encre a convié les femmes à épier les leurs… Poursuivant le jeu sacré de la littérature, elles y ont fabuleusement répondu, libérant leurs imaginaires et leurs intelligences, comme seule le permet la démarche artistique. Et des rêves, il s’en est écrit ici ! Sous toutes les formes, dans tous les genres. Fictions, science-fiction, poésie bien sûr, Histoire, politique même, dessins et photos ; des rêves tissés dans les abysses de l’inconscient peut-être, mais aussi à la lisière de la mémoire et de la conscience créatrice. Des rêves irradiés par le souvenir de la joie ou de la souffrance, de la peur ou de la révolte, de l’exode, de la solitude, de l’amour. Un caléidoscope de thèmes, de styles, de sensibilités, d’émotions, de personnalités. Un élan où l’on retrouve l’originelle présence de chacune franchissant le seuil du rêve pour atteindre au langage littéraire.

Ce langage littéraire s’enrichit ici, du langage des arts plastiques et notamment ceux de Sabine Péglion qui illustre ce numéro avec ses admirables monotypes. 

Etoiles d'encre est diffusée et distribuée en librairie par Difpop/Pollen

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