Revue 71-72 Révolutions

. Publié dans REVUE TRIMESTRIELLE

En librairie le 10 novembre

Rimbaud m’a dit à chacun sa révolution… ce poème de Samira Negrouche aurait pu être le titre de ce numéro :

2017 est le centenaire de la révolution d’Octobre et Behja Traversac lui consacre son édito.

Leïla Sebbar nous dit comment après Mai 1968, libérée par ces révolutions actives, bienveillantes, de ses craintes et de ses inhibitions, elle a pu écrire. 

Clara Delange la rejoint avec son poème Mes 68. Elles écrivent toutes, ces femmes dans étoiles d’encre pour s’interroger, s’indigner, se confier. Qu’elles parlent des révolutions passées ou actuelles, des révolutions intimes ou encore des révolutions à faire car comme l’écrit Rose-Marie Naime « On n’en peut plus de tant de misère, éparse sur notre terre. Notre propre indifférence nous est offense. »

Dans ce numéro nous avons invité une artiste : Nicole Sigal, une femme peintre, auteure dramatique (Prix radio 2017 de la SACD), romancière, comédienne et trapéziste… Mais au fond ce qui l’intéresse ce n’est pas la peinture, ce n’est pas l’écriture mais la condition humaine et son énigme. L’humanité.

Marie-Lydie Joffre nous offre quelques peintures de femmes de la Révolution française.

Feuilletez l'édito 

 



Détails

Genre : Collectif littérature, poésie, peintures et photos
Format : 15 x 21
Nombre de pages : 180
Nombreuses illustrations dont 20 en couleur

9782367951256
15,00 €


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edito

“ Dix jours qui ébranlèrent le monde

C’est Rose Marie Naïme qui me souffla le thème de ce numéro un soir de lectures à la librairie de la rue de l’École Polytechnique à Paris. Elle me rappelait que 2017 était le centenaire de la révolution d’octobre. J’optais avec enthousiasme pour ce thème car moi-même je ne pouvais pas ne pas y avoir pensé. C’est pour cela que l’essentiel de cet édito est consacré à cet évènement majeur du xxe siècle. Mais de nombreux autres textes évoquent ici d’autres révolutions, des plus universelles aux plus intimes.

Ces deux mots révolution d’Octobre ont le parfum de notre jeunesse, de nos exaltations à l’université, de nos croyances en un avenir meilleur pour l’humanité. À eux seuls, un rêve surgi de l’Histoire légendaire d’un évènement légendaire. Une légende sculptée dans la glaise de siècles de servage. Un coup de balai de l’Histoire disait Trotski. La révolution d’octobre ou révolution bolchevique, symbolisait pour nous l’ancrage à la possibilité d’autres mœurs, d’autres rapports entre les humains, comme si la coulée de lave incandescente qu’elle charria, matérialisait le rêve jamais tari, toujours inachevé, d’une société où l’amour se substituerait à la haine, l’éclairé au barbare, la générosité à l’égoïsme.

(…)

Behja Traversac

Artiste

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" écrire de la peinture, peindre de l’écriture

L’univers mental de ma peinture rejoint celui de mon écriture. Tout comme je ne peins pas un arbre, mais celui que j’imagine, je n’écris pas la réalité mais celle que j’imagine.

Les lieux et le sujet m’importent peu, ils sont ceux de mon inconscient, baignés bien sûr dans l’océan du réel. Les techniques comme la forme s’imposent au contenu et vice versa. "

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