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... il est dix-neuf heures. Au moment où il est dix-neuf heures, il est déjà dix-neuf heures passées d'une seconde, puis deux. Attendez ne partez pas, c'est pas fini... Ces mots relevés dans le texte de Keltoum Staali sont l'expression de cette illusion, du temps en mouvement perpétuel, du temps scandé, du temps qui s'enfuit, à jamais vainqueur de nos existences.
Et pourtant, chaque texte dans ce numéro, par ses interrogations même, énonce le désir irrésistible d'échapper au temps... Je voulais l'éternel, tu voulais l'infini. C'est l'instant qui nous lie. Qui nous rend si vivants... écrit ici, du présent "personnel", Hélène Pradas. Et ces mots d'Annie Cohen : ... un temps plein d'un présent absolu sans devenir ni passé... qui nous disent le présent universel.
Couples soudés à vie, couples torrides, couples où se sont installés les malentendus et les silences, couples qui divorcent, couples complices, couples qui se séparent sur un quiproquo, couples où chaque partenaire s'épanouit, couples fusionnels, quel point commun entre eux ? La difficulté ou le bonheur de "l'être à deux" ? Qui ne se reconnaîtrait dans l'une ou l'autre de ces histoires ?
Dans ce numéro intitulé “L'arbre aux histoires”, il n'est pas seulement question d'arbres. Qu'on se le dise ! Comment s'étonner que certaines aient recueilli pour nous les instants les plus vivants, les plus colorés de leur(s) histoire(s), alors que d'autres nous entraînent loin, très loin dans des galaxies étranges, ou bien nous fassent arpenter des lieux qu'elles revisitent pour nous, avec nous ?