Cher Azad
Le cruel sultan Shahraiar, durant mille et une nuits fut
captivé par les contes de Shéhérazade. Janine Teisson, transposant l'œuvre
célèbre, met en présence Azad, le poète musicien, et la sultane Yasmina qui a
pour règle de ne jouir qu'une seule nuit de ses amants et de les faire exécuter
au matin. Ce cher Azad, maître des mots et de l'art érotique
saura-t-il désarmer et séduire la sultane, et comme la princesse des
Mille et nuits, sauver sa vie ?
Feuillletez les premières pages
Des moments à lire pleins de suspense !
Ecoutez l'auteure vous en parler
Lisez cette critique
Janine Teisson, romancière, auteur de plus de trente livres, passe avec aisance de la littérature jeunesse à la littérature adulte. Avec ces contes érotiques flamboyants, elle nous révèle une nouvelle facette de son talent.
| Prix : 15 €80 TTC
septembre 2011 - 296 pages
Format : 14,5x21 cm
Couverture couleur pelliculé mat, vernis et dorure à chaud
ISBN : 978-2-914467-75-9
|
|
Gentil lecteur, pourquoi s'interroger plus avant sur le titre du modeste ouvrage que tu as entre les mains ?
Bien sûr tu trouveras au fil de ces pages deux ou trois détails, pas plus, qui te feront soupçonner une
ressemblance entre la petite histoire qu'il offre à ta curiosité et quelque illustre et merveilleuse oeuvre
orientale; mais ne te méprends pas : si le prénom de notre héros présente un semblant d'homonymie avec
celui d'une princesse fameuse, si sa langue est aussi agile que celle de cette dame, la personne pour laquelle
il la fait aller si bon train au moment où commence mon histoire est une sultane et non le sultan moustachu
dont la cruauté fit naître l'oeuvre célèbre.
Regarde notre cher Azad : dans la chambre aux mosaïques bleues, sur le grand lit à baldaquin, à
genoux entre les cuisses de la souveraine, il soulève ses fesses à deux mains et sous sa bouche, Lalla Yasmina
se pâme et se meurt dans un grand nuage froissé de soie rose, le visage caché dans le flot sombre de ses cheveux.
Oui, Azad a la langue et les doigts agiles, et le corps mince et ambré dans la lueur des lampes à huile.
Lorsque la sultane a poussé un cri plus fort que les autres et arqué les reins, il attend un instant, la joue
contre son ventre, puis, comme le musicien reprend sa phrase après la syncope et en varie le motif, il poursuit
sa caresse. Pourquoi porte-t-il un bandeau de cuir sur les yeux ? Question judicieuse dont la réponse est déjà
une histoire.
Par Norlane, le 24 octobre 2011
C'est parfois cru, parfois cruel, parfois drôle, souvent plaisant.
Cela parle de désirs, de confiance aussi. La sultane ne s'aime pas, elle
se venge sur les hommes. Mais vient Azad. Azad sait raconter, sait
caresser et décupler les sens. Chaque nuit, les corps vibrent et les
mots dansent (certains contes m'ont laissée un peu sur la rive) et
lentement se dessine une histoire plus grande qui véhicule mine de rien
des idées pas bêtes sur l'amour.
|
|
|