La vierge noire

le . Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

couv Vierge noire rectoen librairie le 8 février

Mamita fut déportée toute petite en camp de concentration... elle en est revenue et à travers ce texte, ponctuée de poèmes, l’auteure retrace l’histoire de cette gitane, sa grand-mère et au delà d’elle l'histoire des siens, la mémoire perdue, les coutumes, les moments cachés et les peurs.
Sur scène, texte, chansons, musique et danse donnent un
spectacle vivant, joyeux, coloré, flamboyant, âpre, à l'image de ce peuple haut en couleur.
 

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Détails

Fiction
Format : 11 x 18 cm
Pages : 44

 

978-2-36795-102-7
3,50 €


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auteure

Viriginie CarrilloVirginie Carrillo est né un 3 Mars à Marseille. En 1997, après son diplôme à Euromed management, elle choisit de ne pas faire de carrière commerciale pour se consacrer à l'écriture et devenir comédienne.
Après plusieurs rôles au cinéma et à la télévision, elle interprète une panoplie de rôles de femmes complexes, alternant entre le rire et les larmes. Elle écrit en 2015, une pièce de théâtre "La Vierge Noire", un hommage à sa mamita, sa grand mère paternelle et à ses origines gitanes.
Comédienne, elle a également participé à des performances pour le FIAC 2015 à Paris.
Elle a joué dans de nombreux courts métrages primés dans des festivals nationaux et internationaux. Elle n'en oublie pas pour autant la poésie en participant à des formats courts de poésie pour le Printemps des Poètes.
Elle a interprété en 2010, Maria Dolorès, la gitane, mère de Carmen, dans un téléfilm diffusé sur France 3.



quatrième de couverture

Vierge noire verso
 

extrait

Tu n’as pas oublié. Tu aimerais oublier, mais tout
est gravé à l’encre indélébile, tu n’oublieras jamais. Un
jour d’hiver, des hommes en uniforme t’ont emportée
avec les tiens. Six heures du matin, des coups pleuvent
sur les portes des roulottes, des voix qui crient : Ouvrez,
Ouvrez !! Entrebâillement de portes, chacun se voit
happer par des bras inconnus en uniforme. Des corps
résistent, ils sont traînés. Des voix criardes répètent :
Sortez, gardez votre calme. Si vous gardez votre calme, il
ne vous sera fait aucun mal. Les mères hurlent à leurs
enfants de se sauver : Fuyez, fuyez. Courez… Courez… !
La colère prend le pas sur la peur. Les hommes du camp
s’avancent à grandes enjambées. Les cris redoublent. Les
hommes en uniforme avancent en mur, telle une haie
infranchissable, menaçante, acculant les gitans à reculer et
à les suivre sous la pression de leurs armes. ...
Le peuple des marcheurs, ils marchent devant moi, ces divins
frères, qui sont mes frères. Ils fuient sans repos ni trêves,
vers le paradis de leurs rêves berçant leur infini sur le fini
des mers.