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OUVRAGES A PARAITRE
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Aux dires de l'écrit
Claude Ber
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mi février 2012
Initialement il y avait le goût du mot dans la bouche,
du souffle sur les lèvres, la parole comme une présence de la langue dans le
corps et du corps dans la langue, une italianité florentine du verbe haut et
chantant, de la vitesse et du son de la langue – toutes les langues comme
étrangères et sonores. Il y avait la lignée du Sud, l’aède et le troubadour,
Orphée et la musique pour aider la mémoire. Mnémosyne ou la mémoire et le poème
– et le goût de faire fondre en paroles l'écrit dans la bouche et que l'encre
devienne voix, le visible audible pour que se puisse entendre au double sens
d’ouïr et de comprendre ce que langue
veut dire. Il y avait, sans y penser, le « dirécrire » en un seul mot
quand la langue est parlée même lorsqu’on l’écrit et écrite quand elle parle.
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Dernière mise à jour : ( 06-02-2012 )
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