samedi 1 novembre 2014

Revue n° 59-60 Métamorphose

COUV EE-59-60 rectoen librairie le 16 octobre

En choisissant le thème de la métamorphose pour ce numéro, nous avons choisi de nous intéresser à tout ce qui touche au vivant. En effet, aucune matière, aucune flore, aucune faune et, a fortiori, aucun humain, n'échappe à la métamorphose. De même qu'aucune société n'y échappe. nous ne reprendrons pas la célèbre formule de Lavoisier, mais lorsqu'on observe ce qui fait l'actualité de ces derniers mois, nous nous apercevons que les évolutions des normes sociales et notre rapport à ces mutations des mentalités et des comportements entraînent, aujourd'hui comme hier, des contestations qui peuvent aller de la manifestation pacifique à des protestations violentes.

Nous avons confié à la sociologue Christine Détrez une carte blanche sur ces sujets qui ont agité – et continueront sans aucun doute d'agiter – la France sur la «théorie du genre» et sur «le mariage pour tous».

Avec l'anthropologue Marie Goyon, la philosophe Brigitte Esteve-Bellebeau, le sociologue Arnaud Alessandrin et la juriste Dé Monstration, elle nous éclaire sur toutes ces questions... déjà abordées dans notre numéro 47/48 Féminin/Masculin.

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Marie-Lydie Joffre, artiste plasticienne, s’entretient avec Christiane Tréan. Cette artiste que les lectrices et lecteurs d’étoiles d’encre connaissent bien, métamorphose tout ce qu’elle observe, arbres nus, pierres, papillons… elle dit aussi que l’œuvre d'art n'existe que par le regard des autres, et se transforme en conséquence. Feuilletez le début de l'entretien

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Nuèch blanca

couverture-Nuech-blanca-Adeline-Yzac-recto-pour-diffusion-petit-format

en librairie le 6 novembre

Nuit blanche ou Xeroderma Pigmentosum XP. Une maladie rare, invalidante et troublante. La maladie des enfants de la lune. Manière adoucie de nommer ce qui échoie à Lalia, cinq ans, interdite d’aller au grand jour. Née au bord de la Méditerranée, dans le Bas Pays, elle est tenue à l’ombre de la maison et ne sort que la nuit. L’enfant a un rêve : voir la neige. Son arrière-grand-mère Angèle, qui l’initie à mille jeux, au rêve, à la parole, aux contes…, décide d’accompagner la petite fille chez des cousins « perdus de vue », à la montagne, dans le Haut Pays, en plein hiver.
Angèle souffrit d’un autre enfermement lorsqu’elle avait son âge.
Il neige, la nuit règne, c’est une joie sans fin pour l’enfant et un renversement pour l’aïeule qui, désœuvrée, voit toute sa vie défiler.

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Sur le fil de la nuit

couv-Sur-le-fil-de-la-nuit-rectoen librairie le 6 novembre

Au cœur du vieux Toulon, Paul, le Prince des secrets, gérant de boîte de nuit, déplie, pour une femme flic, la grande toile d'araignée dont chaque personnage tient un fil. Emmanuel le lanceur de couteaux et Sonia, une gueule d'ange sans ailes ni cervelle, mâcheuse de chewing-gum, qui blesse et dévore ceux qui passent à sa portée.
Finira-t-elle par se faire prendre?
Sur le fil de la nuit les lames volent, les cœurs se brisent, l'amitié demeure.

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A la memoire d'un ange

couverture-a-la-memoire-dun-angeen librairie le 6 novembre

1940-1944. Pauvre ou riche, artisan ou banquier, illettré ou lettré, le Juif est identifié, spolié, condamné, promis à la solution finale. Ses biens matériels, culturels, sont aryannisés.
À partir d’un fait réel que lui a confié la petite fille d’une femme emmenée en camp d’extermination depuis Allauch, non loin de Marseille, où elle habite, Michèle Juan i Cortada a imaginé cette fiction. Trois adolescents marseillais ont un exposé à faire sur la spoliation des biens juifs à Marseille pendant la guerre de 1939-1945.
De recherches en trouvailles, d’une étape à une autre, ils découvrent des vérités, les faits historiques, des abominations, des élans de solidarité, et des secrets de famille qui feront basculer leur destin. Un portrait de femme les aidera dans leur recherche.

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Ici Paris, avant-hier à hier

couv-ici-parisEdition spéciale pour les 100 ans de Gisèle Casadesus. En librairie le 21 août !

 

Aux pieds du Sacré-Coeur, dans le petit salon du 2 rue de Steinkerque, Gisèle Casadesus, sociétaire de la Comédie-Française et comédienne, parle à Isabelle Blondie de sa ville et de cet appartement où ses parents ont vécu, et où elle est née.
Elles se promènent du côté de Montmartre, de Pigalle, font une escapade aux bois, une autre à l'Hippodrome de Montmartre pour qu'avec ce lieu mythique, renaissent de son souffle les débuts du cinéma ; et elles filent, pour quelques emplettes 1900 du côté de l'Opéra avant d'évoquer la salle sous l'Occupation. Les voilà déjà dans les coulisses de la Comédie-Française, traversant les modes et saluant ses icônes, et Isabelle se retrouve dans le petit salon, comme débarquée par une machine à remonter le temps.
« Lors de ce pas de deux, j'ai écouté cette voix sans âge résonner en moi, un privilège et l'impression que j'entrais dans la confidence de Paris. »

Photos de Sarah Bastin

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Les ailes brûlées

couverturelesailesen librairie le 3 juillet 2014

 Je suis El hadja, née le 6 octobre 1979, j’ai quitté ce monde le 13 septembre 2000, brûlée vive par TOI, mon propre frère.

Ce roman est une tragédie où se croisent deux formes d’écriture, littéraire et théâtrale.

Quelques années après sa mort, l’esprit de la jeune comédienne revient à Mostaganem en Algérie. Elle convoque sa famille et sa meilleure amie sur la scène du petit théâtre où elle s'est épanouie et nous fait assister au vrai procès que la justice n'a pas rendu.

Un témoignage poignant qui donne la parole à la victime qui a souffert une triple injustice, le crime, le silence et l’oubli en hommage à cette comédienne prometteuse.

 

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 Une excellente critique de Maïa Alonso

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Totémisés

en librairie le 5 juin 2014

TOTEMI2Une question chahute sur quatre décennies, Charles, Catherine et Estéban, dans ce conte contemporain : Qu’est-ce que la norme… et comment se situer dans un monde en perpétuel mouvement ?
Leur histoire d’amour/s, au sein de cette chronique familiale sillonnant l’Île de Ré, le port de Gênes, le lac de Côme, Toulouse et la Cerdagne, les confronte aux phénomènes de notre société, intrusive et exclusive à la fois…
Des rites initiatiques du scoutisme aux performances des FEMEN, via les expériences de Milgram, ce trio – et le clan Ramires qui l’accompagne – s’interroge…
Subir ou réagir ? Obéir ou désobéir ?

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On dirait qu'elle danse

couv-on-dirait-quelle-danseEn librairie le 2 mai 2014

Que peut-il bien se passer dans la tête d'une petite fille qui, un soir, après une colère, ouvre  la fenêtre  et  saute  dans  le  vide ?  L’auteure  se glisse dans la peau de cette fillette et, le temps d'une représentation, trouve les mots justes pour tenter de dire les peurs, les rêves, la douloureuse lucidité de ces enfants passés de l'autre côté de l'enfance.

« Non, je ne veux pas grandir Je ne veux plus avoir peur Parce que tout au bout de l’enfance,

il y a le monde. Le monde des adultes. De ceux qui ont peur Peur pour nous. Peur pour eux.

Peur de tout.... écrit superbement Maïssa Bey prêtant sa voix à cette enfant de neuf  ans qui a délibérément préféré rejoindre les étoiles à (bout de) force d’entendre la pensée raisonnable et raisonnante des adultes.

Yves L. Inferno-magazine, 12 novembre 2013
Texte commandé par le metteur en scène, Jean-Marie Lejude

 

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NON !

 couv-NONen librairie le 2 mai 2014

Dans NON !  il n’y  a qu’une  seule  voix :  celle d’une jeune  fille de dix-sept ans. Internée dans un hôpital psychiatrique. Engluée dans des engagements qu’elle croit  ne  pas  pouvoir rompre,  elle  est  devenue  ano-rexique. Incapable de dire NON ! Elle est emprisonnée dans le silence.

Dans un  long monologue  interrompu parfois par  la mère ou l'interne, la jeune fille prend conscience de ce qui l'a amenée là. Réussira-t-elle à faire basculer sa vie du bon côté ? On peut l'espérer. 

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Revue Nº57-58 Dites-le avec humour

En librairie le 20 mars !

couv-57

Après la légèreté, étoiles d’encre aborde l’humour.... Parce que nous aimons tous et toutes le rire et le plaisir qu’il est censé nous octroyer, mais plus encore peut-être la découverte de ce qui est caché, masqué en nous et que ces instants de rire et de plaisir nous permettent d’explorer.

L’imagination humoristique populaire est un havre pour faire contrepoids au désespoir. Et même si l’humour a mille formes, mille pays, mille figures, mille époques, mille contextes, il est, depuis la nuit des temps, cet arrêt sur rire qui nous sauvegarde, nous sauve, comme le font parler, nos auteures dans ce numéro. L’humour franchit les frontières et les efface : dans ce recueil le dessin du 8mars 2013 de Doaa Eladl: « Une femme fauteuil » répond au texte de Mahia Alonso « Une femme chaussure ».

Trouver une femme caricaturiste pour illustrer ce numéro sur le thème de l’humour ne fut pas évident! Et pourtant nous l’avons trouvée et c’est en Egypte ! Doaa Eladl, célèbre caricaturiste égyptienne, a généreusement offert ses caricatures. Elle a aussi illustré la couverture d’« Égypte An II» le livre de Fawzia Assaad qui s’est rendue au Caire pour la rencontrer et l'interviewer. Artiste talentueuse et courageuse, elle croque chaque jour la réalité politique et sociale de son pays.  

Feuilletez les premières pages !

Les premières pages de l'entretien sont ici.

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Le bus pour Drancy

couv-bus-pour-Drancy-paru le 13 mars 2014

Léa, jeune immigrée juive de Bessarabie, arrive à Paris avec sa mère et ses deux sœurs en 1929.
Le 16 juillet 1942, elle assiste à la rafle de sa mère et de sa sœur aînée. Toute sa vie, elle s’est demandé pourquoi elle et sa cadette ont été épargnées.

Dans ce livre, Dominique Marie Godfard tente de répondre à cette question tandis qu'elle recueille­ les souvenirs de Léa, âgée aujourd'hui de 92 ans.
Une amitié va naître entre les deux femmes mais l’auteure saura-t-elle éclairer toutes les zones d’ombre de ce drame ?

premières pages à feuilleter

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Le nouvelobs par Cécile Oumhani

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Thalasso-crime

couv-thalasso-crimeUne nouvelle collection : D'un noir l'autre

Un premier titre en librairie le 24 janvier 2014

Qui est la personne assassinée dans le bain à bulles à l’institut de thalassothérapie de la Grande Motte ?
Madame Merle a deux noms. Est-elle une tranquille écrivaine pour la jeunesse ou une meurtrière ?
Le plombier est-il un tueur en série ? Un terroriste ? Un enfant perdu ?
Une muette peut-elle témoigner ?
Peut-on pardonner le massacre de son enfant ? Et celui de son enfance ?
Combien y a-t-il d’assassins ? Et de meurtres ?
Qui va gagner la coupe du monde de foot ?

Toutes ces questions trouvent leurs réponses dans ce roman foisonnant où les personnages et les mobiles des crimes s’entrecroisent, où le passé meurtrier sème la mort mais aussi l’espoir d’une autre vie pour les survivants.

Feuilletez les 16 premières pages !

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Egypte An II

couv-egypte-7Paru le 28 novembre

Ce texte porte un éclairage différent de celui de la presse occidentale sur ce qui s'est passé en Égypte de janvier 2011 à juin 2013. Analyses et reportages que je considère comme biaisés, tronqués et ne reflétant ni la réalité des faits eux-mêmes, ni la profondeur politique qu'ils signifient.
On lit, on entend, on donne à voir que la culture démocratique des Égyptiens balbutie alors même que la jeunesse du pays orchestre un spectacle grandiose de démocratie. Le peuple avait porté un Président au pouvoir. Le Président s’est montré incompétent et dangereux. Ce même peuple exprime sa volonté de destituer le Président et délègue aux militaires le pouvoir de négocier sa destitution. Tel est le résumé de mon histoire. Trente-trois millions d’actes de rébellion ont été signés pour réclamer le départ du Président, trente-trois millions de rebelles ont envahi les rues, les ponts du Caire et des autres villes du pays. Même si le mot rébellion, tamarrod, est rarement prononcé.
L’histoire que je raconte n’échappera pas à la terreur et à la contre-révolution, mais de l’avoir vécue, il en restera une culture populaire de la liberté et de la justice qui ne s'effacera pas de la mémoire collective. Tamarrod a prêté son nom à un parti qui contribuera à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

Fawzia Assaad

Couverture : © Doaa Eladl, caricaturiste égyptienne
texte en arabe : La voix de la femme... Révolution
Hommage à Shahinda Maqlad
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Revue Nº55-56 Légèreté ?

couverture-EE-55Choisir le thème de la légèreté en une période si lourde de pessimisme, de menaces, de désespoirs, de sang, est à la fois étrange et salutaire. C'est ce poids des drames, qui sont là ou qui se profilent et se succèdent, qui nous contraint à mettre des limites à notre absorption du malheur. Notre désir de légèreté est un sentiment indomptable, constitutif de notre être au monde.
La légèreté à mille formes, elle se loge partout. Dans le corps et dans l'esprit. Elle n'est pas inscrite dans la seule apparence - qui est souvent si trompeuse - elle est aussi cette relativité essentielle qui nous permet d'accepter l'amour et la mort. Éros et Thanatos.

Nos auteures ont justement très souvent abordé ce thème par cette porte « Amour et Mort » comme Fawzia Asaad : Le désir de légèreté tourmente l’être-au-monde depuis que celui-ci a vu les oiseaux voler. Pourquoi l’oiseau ? [..]. Alors il s’est inventé un ciel qui lui ouvrirait les bras comme pour les oiseaux. Il s’est inventé une âme aussi légère qu’une aile d’oiseau.

Elene Usdin, photographe, parle de son travail d'artiste à Isabelle Blondie : Surtout s'amuser avec les choses, comme dans une grande cour de récré. S'amuser à détourner ce qui m'entoure, car en fait, la réalité n'est pas très drôle. La fantaisie l'est beaucoup plus...

Dans ce numéro nous rendons hommage aux mémoires de Henri Alleg et de notre auteure, Christiane Aguiar.

Feuilletez l'appel à texte et le sommaire   ou l'édito de Behja Traversac ou encore les toutes premières pages de l'entretien avec Elene Usdin

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Tu vois c’que j’veux dire ?

couv-TVCQJDen librairie le 24 octobre

Deux jeunes gens courent vers le port où les attend le passeur à minuit pile... 

Mais dans cette nuit, au cours de ce chemin qui les mène vers le bateau dans lequel ils vont embarquer clandestinement, que va-t-il se passer ? Que vont-ils se dire ? Réussiront-ils à...?

À partir d'un fait divers, Maïssa Bey interroge le pourquoi de l'immigration, le refus et l'espoir des jeunes, et là encore, avec subtilité, avec justesse, elle pointe du doigt – et de sa plume – ce qui lui semble inacceptable dans le monde qui est le nôtre aujourd'hui. 

"Elle donne, dans un entretien inédit, une explication de ce phénomène : « En Algérie, les passagers clandestins qui cherchent­ à gagner au péril de leur vie les rives nord de la Méditerranée sont appelés « Harraga­ » ou brûleurs de frontières. Ces aventuriers des temps modernes n’ont d’autres ressources que leurs rêves, d’autre bien que leur vie qu’ils n’hésitent pas à mettre en jeu. Au paradigme de la peur qui s’installe sur ces rives nord, peur des lendemains, peur de l’autre, peur de la perte de l’intégrité identitaire, peur d’être envahis, répond, sur les rives sud, le paradigme de la désespérance qui permet justement de s’affranchir de la peur, de la dépasser. »

En ces heures de repli sur soi et de peur de l’autre, où l’Europe se transforme en forteresse, pour aller au-delà des idées reçues et déconstruire le discours qui fausse la réflexion sur l’émigration, le texte de Maïssa Bey nous propose une formidable occasion de réfléchir sur la désespérance de ces jeunes, sur leur capacité à donner corps à leurs rêves, au mépris du danger. 

Nous ne pouvons rester sourds à l’appel de ces jeunes qui rêvent d’une vie qu’ils espèrent plus digne. 

Si l’action se situe en Algérie pour ces « harraga », nous pensons qu’à travers les faits et les situations connues dans le monde entier, chaque tentative d’exil devient un drame universel."

 

Jocelyne Carmichael, directrice de la Compagnie Théâtr’elles

 

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La femme de la mer ionienne

couv-la-femme-de-la-mer-ionnienne

en librairie le 24 octobre

Elle avait regardé ses mains, ses mains de qui, à la maison, ils attendaient la confection de la purée, lorsqu'elle aurait trouvé le lait. Elle avait souri, comme ça dans le vide. Ses mains qui avaient fait tant de repas, de lessives, de ménages, pas un grain de poussière dans l'appartement, ses mains qui avaient porté, lavé, habillé ses enfants, ses mains qui les avaient tant cajolés, tant consolés, bichonnés, qui les avaient aidés à marcher, ses mains qui avaient dans le noir souvent caressé le corps de l'homme qui était à ses côtés, ses mains qui avaient soigneusement plié chemises, tee-shirts, pantalons, caleçons, chaussettes qu'il jetait là, à côté du lit quand il allait se coucher, soir après soir.

En Italie, une femme au foyer sort un soir acheter du lait et... ne revient pas. 
À partir de cette décision prise sans préméditation, Maria Pia prend sa vie en main et la transforme au fur et à mesure de ses rencontres avec un milieu artistique et généreux. La femme de la mer ionienne,créatrice de bijoux, l'aidera à se réconcilier avec la vie.

Avec ses longues phrases entrecoupées de virgules, l'auteure manie, avec jouissance, la langue française comme elle l'entend pour exprimer autrement ce que Virginia Woolf, a si douloureusement ressenti.Écris, continue à écrire, j'aime ce que tu écris, ça aide à construire la vie, lui disait Amos Kenan. Elle avait 20 ans, il était son ami.

 

 

 

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ABYSSES

couv-Fariba

en librairie depuis le 24 octobre

Fariba Hachtroudi [...] aime comme elle se bat : avec fougue et obstinément. Iranienne jusqu'au bout de la démesure,elle a pris la leçon de Zarathoustra, qui fut en son temps le grand escaladeur de l'absolu. [... ]

L'accompagne, sous les auspices du Chèvre-feuille étoilée, l'encre noire et acérée d'Anne Cotrel, dont les corps et les visages esquissés crient la souffrance et le désir, enserrés dans la masse nocturne et menaçante qu'il s'agit de vaincre et d'éradiquer ou... de fuir à jamais. Elles disent toutes deux que l'obscurantisme n'est pas une fatalité au pays d'Omar Khayyam... Et que la libération viendra peut-être par les femmes opprimées et niées. Gil Jouanard

 Lecture de Vénus Khoury Ghata

Magnifiques tes poèmes
Lus d'une traite

On dirait des esquisses d'un peintre
le visible cache beaucoup de non dit/
Leur brièveté doublée de beaucoup de dissensions visibles 
à l'oeil nu....

Chère Anne Cotrel,
J'aime vos dessins, très enlevés et relevés par un trait sûr par quoi vous accompagnez les poèmes de Fariba Hachtroudi. Cette iranienne dense et vive de qui la poésie m'a touché.
Merci de m'avoir communiqué votre livre "Abysses", un livre fort, lui aussi, satirique, tendre et violent, et qui entre amour et ironie, pose bien des questions quant à l'avenir de la femme iranienne.
À toutes les deux, merci ainsi qu'à votre éditeur
Amicalement,
Salah Stétié"

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